 
Pierre
Paroles: Barbara. Musique: D. Thibon 1964
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Il pleut,
Il pleut,
Sur les jardins alanguis,
Sur les roses de la nuit,
Il pleut des larmes de pluie,
Il pleut,
Et j'entends le clapotis,
Du bassin qui se remplit,
Oh mon Dieu, que c'est joli,
La pluie,
Quand Pierre rentrera,
Il faut que je lui dise,
Que le toit de la remise,
A fui,
Il faut qu'il rentre du bois,
Car il commence à faire froid,
Ici,
Oh, Pierre,
Mon Pierre,
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Sur la campagne endormie,
Le silence et puis un cri,
Ce n'est rien, un oiseau de la nuit,
Qui fuit,
Que c'est beau cette pénombre,
Le ciel, le feu et l'ombre,
Qui se glisse jusqu'à moi,
Sans bruit,
Une odeur de foin coupé,
Monte de la terre mouillée,
Une auto descend l'allée,
C'est lui,
Oh, Pierre,
Pierre...
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Les hautes mers
Paroles: Barbara. Musique: François Wertheimer
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Quand il me prend d'être haute mer
Aux grandes lunes d'équinoxe
Et que je viens battre vos terres
De brumes et de paradoxes,
Je peux abattre le château,
Je peux éteindre le volcan,
Quand je suis vent qui vient de l'eau
Et que mes eaux valsent au vent.
Quand je deviens haute mer
Aux grandes lunes d'équinoxe,
Quittez vos châteaux et vos terres
Et mettez vos habits de noce.
Marchant au-devant de mes eaux,
Avancez-vous dans ma lumière
Et faites-vous plus beaux que beaux
Pour épouser la haute mer
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Et qu'un grand goéland,
Aux lunes rousses de l'automne,
Pour nos noces d'argent,
Joue dans le glas qui sonne
Mais quand je suis à marée basse,
Au grand soleil de la Saint-Jean
Et que mes grandes eaux se lassent
Et que se sont couchés mes vents,
Quand j'ai le cur à marée basse,
Rendez-moi le rire de mes enfants.
Les cerfs-volants au vent qui passe
Et mes rêves de sable blanc
Et je resterai mer étale,
Entre équinoxe et Saint-Simon.
Je vous rendrai vos soleils pâles,
Mais laissez-moi mes goémons...
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Nantes
Musique: Barbara, R. Romanelli
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Il pleut sur Nantes
Donne-moi la main
Le ciel de Nantes
Rend mon cur chagrin
Un matin comme celui-là
Il y a juste un an déjà
La ville avait ce teint blafard
Lorsque je sortis de la gare
Nantes m'était encore inconnue
Je n'y étais jamais venue
Il avait fallu ce message
Pour que je fasse le voyage:
"Madame soyez au rendez-vous
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Faites vite, il y a peu d'espoir
Il a demandé à vous voir."
A l'heure de sa dernière heure
Après bien des années d'errance
Il me revenait en plein cur
Son cri déchirait le silence
Depuis qu'il s'en était allé
Longtemps je l'avais espéré
Ce vagabond, ce disparu
Voilà qu'il m'était revenu
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Je m'en souviens du rendez-vous
Et j'ai gravé dans ma mémoire
Cette chambre au fond d'un couloir
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Assis près d'une cheminée
J'ai vu quatre hommes se lever
La lumière était froide et blanche
Ils portaient l'habit du dimanche
Je n'ai pas posé de questions
A ces étranges compagnons
J'ai rien dit, mais à leurs regards
J'ai compris qu'il était trop tard
Pourtant j'étais au rendez-vous
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Mais il ne m'a jamais revue
Il avait déjà disparu
Voilà, tu la connais l'histoire
Il était revenu un soir
Et ce fut son dernier voyage
Et ce fut son dernier rivage
Il voulait avant de mourir
Se réchauffer à mon sourire
Mais il mourut à la nuit même
Sans un adieu, sans un "je t'aime"
Au chemin qui longe la mer
Couché dans le jardin des pierres
Je veux que tranquille il repose
Je l'ai couché dessous les roses
Mon père, mon père
Il pleut sur Nantes
Et je me souviens
Le ciel de Nantes
Rend mon cur chagrin
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La fleur, la source et l'amour
Paroles: Barbara. Musique: Barbara, R. Romanelli
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Il y avait une source.
Elle serpentait sa course
Dans le creux du vallon.
Il y avait une fleur,
Il y avait une fleur
Dans le creux du vallon.
L'une à l'autre, pareilles,
Vivantes de soleil,
Une source,
Une fleur d'amour.
Il y avait des enfants
Qui allaient, s'émerveillant
Dans le creux du vallon,
Dans le plein cur de l'été.
Il y avait des enfants
Dans le creux du vallon.
Ils regardaient la fleur
En baignant leurs pieds nus
Dedans la source,
Près de la fleur d'amour.
Une grande éclatée,
Des arbres décapités
Dans le creux du vallon
Et des enfants allongés
Dans le plein cur de l'été,
Dans le creux du vallon.
Une source rougie
Une fleur meurtrie
Et le silence de la mort,
De la mort.
Rien ne bouge,
Pas même pas le cri d'un oiseau.
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Rien ne bouge,
Pas même pas le cri d'un oiseau.
Le silence,
Le silence
Et puis
Elle est revenue, la source.
Elle a refleuri, la fleur.
Elle a refleuri, la fleur.
Elle est revenue la source.
Ils ont brûlé, piétiné,
Déraciné, endeuillé,
Mis à feu et à sang
Mais jamais ils n'y pourront rien.
Non, jamais ils n'y pourront rien.
Dans le creux du vallon,
Comme miraculée,
En plein cur de l'été,
Près de la source,
S'ouvre la fleur d'amour.
Il y avait une source,
Il y avait une fleur,
Il y avait une fleur,
Il y avait une source
Et l'amour,
Et l'amour.
Elle est revenue, la source.
Elle a refleuri, la fleur.
Elle a refleuri, la fleur.
Elle est revenue, la source.
Elle est revenue, la source.
Elle a refleuri la fleur, la fleur
D'amour...
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L'eau vive
Musique: Guy Béart
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Ma petite est comme l'eau, elle est comme l'eau vive
Elle court comme un ruisseau, que les enfants poursuivent
Courez, courez vite si vous le pouvez
Jamais, jamais vous ne la rattraperez
Lorsque chantent les pipeaux, lorsque danse l'eau vive
Elle mene les troupeaux, au pays des olives
Venez, venez, mes chevreaux, mes agnelets
Dans le laurier, le thym et le serpolet
Un jour que, sous les roseaux, sommeillait mon eau vive
Vinrent les gars du hameau pour l'emmener captive
Fermez, fermez votre cage à double cle
Entre vos doigts, l'eau vive s'envolera
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Comme les petits bateaux, emportes par l'eau vive
Dans ses yeux les jouvenceaux voguent à la derive
Voguez, voguez demain vous accosterez
L'eau vive n'est pas encore à marier
Pourtant un matin nouveau à l'aube, mon eau vive
Viendra battre son trousseau, aux cailloux de la rive
Pleurez, pleurez, si je demeure esseulé
Le ruisselet, au large, s'en est alle.
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Le jour où la pluie viendra
Paroles: Pierre Delanoë. Musique: Gilbert Bécaud
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Le jour où la pluie viendra
Nous serons, toi et moi
Les plus riches du monde
Les plus riches du monde
Les arbres, pleurant de joie
Offriront dans leurs bras
Les plus beaux fruits du monde
Les plus beaux fruits du monde
Ce jour-là
La triste, triste terre rouge
Qui craque, craque à l'infini
Les branches nues que rien ne bouge
Se gorgeront de pluie, de pluie
Et le blé roulera par vagues
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Au fond de greniers endormis
Et je t'enroulerai de bagues
Et de colliers jolis, jolis
Le jour où la pluie viendra
Nous serons, toi et moi
Les fiancés du monde
Les plus riches du monde
Les arbres, pleurant de joie
Offriront dans leurs bras
Les plus beaux fruits du monde
Les plus beaux fruits du monde
Ce jour-là...
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La rivière
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T'as pas lavé tes mains.
Qu'est-ce que t'as, t'as pas faim ?
T'as pas embrassé ta mère, t'as pas salué ton père,
Dis à ton frère qu'il arrête de faire couler tant d'eau.
On peut toujours causer,
On peut toujours d'mander.
T'écoutes pas, ne réponds pas ou bien réponds comm' ça à côté
Toujours la tête de l'aut' côté,
{Churs:}
De l'aut' côté {x3}
D'la rivière.
T'as pas fini d'souper.
T'as l'feu à tes souliers ?
Bon tu sors, mets au moins ton manteau, pis' cout'moi,
ça saign'ra si tu vas regarder d'l'aut' côté,
{Churs:}
De l'aut' côté {x3}
D'la rivière.
Y a des moments, vraiment,
Où j'le frapperais, c't'enfant.
Il s'lèv' matin, travaille, ramène sa paye,
Pas d'femell', pas d'alcool, mais cet' Bon Dieu d'idée de passer
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{Churs:}
De l'aut' côté {x3}
D'la rivière.
A c'qu'il croit, y a que des sam'dis là-bas.
C'qu'il croit, y a des maisons bleues là-bas
Et puis p'têt' la fill' du roi qu'attend,
Qu'attend quoi ?
A c'qui croit, on est des lourdauds chez nous.
C'qu'il croit, on rêve en sabots chez nous
Et puis qu'il est trop Monsieur pour nous, et puis...
Je me fais du souci.
J'ai eu quinze ans aussi
Et j'y ai bu aussi à cet' Bon Dieu d'rivière
Qu'en a tellement bouffé des p'tits gars
Qu'ont voulu traverser... traverser...
La mère, on va s'coucher
Ou, p'têt' un p'tit café
Car commm' j'te vois v'nir toi,
Je sais que tu vas pleurnailler tant qu'il s'ra pas là-haut
à dormir tranquille.
N'empêch' qu'un soir, s'en ira.
C'est comm' ça, c'est mon fils.
Il pass'ra là où j'aurais dû passer
De l'aut' côté, du bon côté,
De son côté d'la rivière.
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Nos rivières
Paroles: Didier Golemanas. Musique: Daniel Seff 2000 "Mieux qu'ici-bas"
© Sony Music Publishing / Angel's Way Editions Productions
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Nos rivières
Passent le temps
Du pont d'la fièvre
Aux quatre vents
Où tout cet air
Se fait plus lent
Nos rivières
Vont forcément
Par ces pierres
Vêtues de blanc
Elles nous serrent
Entre leurs dents
Nos rivières
Font nos enfants
Et c'est la terre
Qui nous les prend
Vivez, jeunes gens
De cet air, de cet air
Et de tout ce temps
Vivez, vivez, vivez souvent
D'un jour où vivre,
C'est maintenant
D'un jour où vivre, c'est maintenant
D'un jour où vivre, c'est maintenant
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Nos rivières
Croisent le chant
De pluies légères
Et d'océans
Sont-elles fières
Ou simplement
Nos rivières
D'eau et de sang...
Nos rivières
D'eau et de sang
Vivez, jeunes gens
De cette eau, de cette eau
Et de tout ce sang
Vivez, vivez, vivez souvent
D'un jour où vivre, c'est maintenant
D'un jour où vivre, c'est maintenant
Vivez, vivez, vivez souvent...
Nos rivières
Font nos enfants
Et c'est la terre
Qui nous les prend
D'un jour où vivre, c'est maintenant
D'un jour où vivre, c'est maintenant
D'un jour où vivre, c'est maintenant
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L'orage
(Paroles et musique: Georges Brassens, 1960)
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Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps
Le beau temps me dégoute et m´fait grincer les dents
Le bel azur me met en rage
Car le plus grand amour qui m´fut donné sur terr´
Je l´dois au mauvais temps, je l´dois à Jupiter
Il me tomba d´un ciel d´orage
Par un soir de novembre, à cheval sur les toits
Un vrai tonnerr´ de Brest, avec des cris d´putois
Allumait ses feux d´artifice
Bondissant de sa couche en costume de nuit
Ma voisine affolée vint cogner à mon huis
En réclamant mes bons offices
" Je suis seule et j´ai peur, ouvrez-moi, par pitié
Mon époux vient d´partir faire son dur métier
Pauvre malheureux mercenaire
Contraint d´coucher dehors quand il fait mauvais temps
Pour la bonne raison qu´il est représentant
D´un´ maison de paratonnerres "
En bénissant le nom de Benjamin Franklin
Je l´ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins
Et puis l´amour a fait le reste
Toi qui sèmes des paratonnerr´s à foison
Que n´en as-tu planté sur ta propre maison
Erreur on ne peut plus funeste
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Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs
La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
Et recouvré tout son courage
Rentra dans ses foyers fair´ sécher son mari
En m´donnant rendez-vous les jours d´intempérie
Rendez-vous au prochain orage
A partir de ce jour j´n´ai plus baissé les yeux
J´ai consacré mon temps à contempler les cieux
A regarder passer les nues
A guetter les stratus, à lorgner les nimbus
A faire les yeux doux aux moindres cumulus
Mais elle n´est pas revenue
Son bonhomm´ de mari avait tant fait d´affair´s
Tant vendu ce soir-là de petits bouts de fer
Qu´il était dev´nu millionnaire
Et l´avait emmenée vers des cieux toujours bleus
Des pays imbécil´s où jamais il ne pleut
Où l´on ne sait rien du tonnerre
Dieu fass´ que ma complainte aille, tambour battant
Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps
Auxquels on a t´nu tête ensemble
Lui conter qu´un certain coup de foudre assassin
Dans le mill´ de mon cur a laissé le dessin
D´un´ petit´ fleur qui lui ressemble
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Le parapluie
(Paroles et musique: George Brassens, 1952)
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Il pleuvait fort sur la grand-route
Ell´ cheminait sans parapluie
J´en avais un, volé, sans doute
Le matin même à un ami
Courant alors à sa rescousse
Je lui propose un peu d´abri
En séchant l´eau de sa frimousse
D´un air très doux, ell´ m´a dit " oui "
Un p´tit coin d´parapluie
Contre un coin d´paradis
Elle avait quelque chos´ d´un ange
Un p´tit coin d´paradis
Contre un coin d´parapluie
Je n´perdais pas au chang´, pardi
Chemin faisant, que ce fut tendre
D´ouïr à deux le chant joli
Que l´eau du ciel faisait entendre
Sur le toit de mon parapluie
J´aurais voulu, comme au déluge
Voir sans arrêt tomber la pluie
Pour la garder, sous mon refuge
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Quarante jours, quarante nuits
Un p´tit coin d´parapluie
Contre un coin d´paradis
Elle avait quelque chos´ d´un ange
Un p´tit coin d´paradis
Contre un coin d´parapluie
Je n´perdais pas au chang´, pardi
Mais bêtement, même en orage
Les routes vont vers des pays
Bientôt le sien fit un barrage
A l´horizon de ma folie
Il a fallu qu´elle me quitte
Après m´avoir dit grand merci
Et je l´ai vue toute petite
Partir gaiement vers mon oubli
Un p´tit coin d´parapluie
Contre un coin d´paradis
Elle avait quelque chos´ d´un ange
Un p´tit coin d´paradis
Contre un coin d´parapluie
Je n´perdais pas au chang´, pardi
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Il peut pleuvoir
Paroles et Musique: J. Brel/G. Powell 1955
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Il peut pleuvoir
Sur les trottoirs
Des grands boulevards
Moi j'm'en fiche
J'ai ma mie
Auprès de moi
Il peut pleuvoir
Sur les trottoirs
Des grands boulevards
Moi j'm'en fiche
Car ma mie
C'est toi
Et au soleil là-haut
Qui nous tourne le dos
Dans son halo de nuages
Et au soleil là-haut
Qui nous tourne le dos
Moi je crie bon voyage
Il peut pleuvoir
Sur les trottoirs
Des grands boulevards
Moi j'm'en fiche
J'ai ma mie
Auprès de moi
Il peut pleuvoir
Sur les trottoirs
Des grands boulevards
Moi j'm'en fiche
Car ma mie
C'est toi
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Aux flaques d'eau qui brillent
Sous les jambes des filles
Aux néons étincellants
Qui lancent dans la vie
Leur postillons de pluie
Je crie en rigolant:
Et aux gens qui s'en viennent
Et aux gens qui s'en vont
Jour et nuit tournez en rond
Et aux gens qui s'en viennent
Et aux gens qui s'en vont
Moi je crie à pleins poumons
Y a plein d'espoir
Sur les trottoirs
Des grands boulevards
Et j'en suis riche
J'ai ma mie
Auprès de moi
Y a plein d'espoir
Sur les trottoirs
Des grands boulevards
Et j'en suis riche
Car ma mie
C'est toi
C'est toi ...
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La Fanette
Paroles et Musique: Jacques Brel 1963
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Nous étions deux amis et Fanette m'aimait
La plage était déserte et dormait sous juillet
Si elles s'en souviennent les vagues vous diront
Combien pour la Fanette j'ai chanté de chansons
Faut dire
Faut dire qu'elle était belle
Comme une perle d'eau
Faut dire qu'elle était belle
Et je ne suis pas beau
Faut dire
Faut dire qu'elle était brune
Tant la dune était blonde
Et tenant l'autre et l'une
Moi je tenais le monde
Faut dire
Faut dire que j'étais fou
De croire à tout cela
Je le croyais à nous
Je la croyais à moi
Faut dire
Qu'on ne nous apprend pas
A se méfier de tout
Nous étions deux amis et Fanette m'aimait
La plage était déserte et mentait sous juillet
Si elles s'en souviennent les vagues vous diront
Comment pour la Fanette s'arrêta la chanson
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Faut dire
Faut dire qu'en sortant
D'une vague mourante
Je les vis s'en allant
Comme amant et amante
Faut dire
Faut dire qu'ils ont ri
Quand ils m'ont vu pleurer
Faut dire qu'ils ont chanté
Quand je les ai maudits
Faut dire
Que c'est bien ce jour-là
Qu'ils ont nagé si loin
Qu'ils ont nagé si bien
Qu'on ne les revit pas
Faut dire
Qu'on ne nous apprend pas
Mais parlons d'autre chose
Nous étions deux amis et Fanette l'aimait
La place est déserte et pleure sous juillet
Et le soir quelquefois
Quand les vagues s'arrêtent
J'entends comme une voix
J'entends... c'est la Fanette
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Le plat pays
Paroles et Musique: Jacques Brel 1962 © 1964 Barclay - Ed. Semi/Plouchenel
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Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l'est écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien
Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages
Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir
Avec le vent d'ouest écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien
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Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu
Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité
Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu
Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner
Avec le vent du nord qui vient s'écarteler
Avec le vent du nord écoutez-le craquer
Le plat pays qui est le mien
Avec de l'Italie qui descendrait l'Escaut
Avec Frida la Blonde quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai
Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet
Quand le vent est au rire quand le vent est au blé
Quand le vent est au sud écoutez-le chanter
Le plat pays qui est le mien.
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Les pieds dans le ruisseau
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{Refrain:}
Les pieds dans le ruisseau
Moi je regarde couler la vie
Les pieds dans le ruisseau
Moi je regarde sans dire un mot
Les gentils poissons
Me content leur vie
En faisant des ronds
Sur l'onde jolie
Et moi je réponds
En gravant dans l'eau
Des mots jolis
Mots de ma façon
{au Refrain}
Au fil du courant
S'efface une lettre
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Lettre d'un amant
Disparu peut-être
Ah que je voudrais
Trouver près de moi
Une fille dont j'pourrais
Caresser les doigts
{au Referain}
Et quand le crapaud
Berce au crépuscule
Parmi les roseaux
Dame libellule
Penchant mon visage
Au dessus de l'eau
Je vois mon image
Moi je vois l'idiot
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Il pleut (Les Carreaux)
Paroles et Musique: J. Brel/G. Powell 1955
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Il pleut
C'est pas ma faute à moi
Les carreaux des usines
Sont toujours mal lavés
Il pleut
Les carreaux des usines
Y en beaucoup d'cassés
Les filles qui vont danser
Ne me regardent pas
Car elles s'en vont danser
Avec tous ceux là
Qui savent leur payer
Pour pouvoir s'amuser
Des fleurs de papier
Ou de l'au parfumée
Les filles qui vont danser
Ne me regardent pas
Car elles s'en vont danser
Avec tous ceux là
Il pleut
C'est pas ma faute à moi
Les carreaux des usines
Sont toujours mal lavés
Les corridors crasseux
Sont les seuls que je vois
|
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Les escaliers qui montent
Ils sont toujours pour moi
Mais quand je suis
Seul sous les toits
Avec le soleil
Et avec les nuages
J'entends la rue pleurer
Je vois les cheminées
De la ville fumer
Doucement dans mon ciel à moi
La lune danse
Pour moi le soir
Elle danse danse
Elle danse danse
Et son haleine
Immense halo me caresse
Je m'y plonge le soir
Et j'y plonge ma peine
Il pleut
Et c'est ma faute à moi
Les carreaux des usines
Sont toujours mal lavés
Il pleut
Les carreaux des usines
Moi j'irai les casser
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Une île
Paroles et Musique: Jacques Brel 1962
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Une île
Une île au large de l'espoir
Où les hommes n'auraient pas peur
Et douce et calme comme ton miroir
Une île
Claire comme un matin de Pâques
Offrant l'océane langueur
D'une sirène à chaque vague
Viens
Viens mon amour
Là-bas ne seraient point ces fous
Qui nous disent d'être sages
Ou que vingt ans est le bel âge
Voici venu le temps de vivre
Voici venu le temps d'aimer
Une île
Une île au large de l'amour
Posée sur l'autel de la mer
Satin couché sur le velours
Une île
Chaude comme la tendresse
Espérante comme un désert
Qu'un nuage de pluie caresse
|
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Viens
Viens mon amour
Là-bas ne seraient point ces fous
Qui nous cachent les longues plages
Viens mon amour
Fuyons l'orage
Voici venu le temps de vivre
Voici venu le temps d'aimer
Une île
Une île qu'il nous reste à bâtir
Mais qui donc pourrait retenir
Les rêves que l'on rêve à deux
Une île
Voici qu'une île est en partance
Et qui sommeillait en nos yeux
Depuis les portes de l'enfance
Viens
Viens mon amour
Car c'est là-bas que tout commence
Je crois à la dernière chance
Et tu es celle que je veux
Voici venu le temps de vivre
Voici venu le temps d'aimer
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La noyée
2002 "Quelqu'un m'a dit"
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Tu t'en vas à la dérive
Sur la rivière du souvenir
Et moi, courant sur la rive,
Je te crie de revenir
Mais, lentement, tu t'éloignes
Et dans ta course éperdue,
Peu à peu, je te regagne
Un peu de terrain perdu.
De temps en temps, tu t'enfonces
Dans le liquide mouvant
Ou bien, frôlant quelques ronces,
Tu hésites et tu m'attends
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En te cachant la figure
Dans ta robe retroussée,
De peur que ne te défigurent
Et la honte et les regrets.
Tu n'es plus qu'une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l'eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s'arrête
Et l'océan de l'oubli,
Brisant nos coeurs et nos têtes,
A jamais, nous réunit.
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Poissons morts
Paroles: Étienne Roda-Gil. Musique: Julien Clerc
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Poissons morts
Qui descendez le cours des fleuves
Poissons morts
Allez donc dire à mon amour
Que je cherche pour elle des fleurs
Que je cherche pour elle des fleurs
Des fleurs
Poissons morts
Bien sûr j'ai franchi la frontière
Poissons morts
Les hommes jettent des barrières
Toujours entre eux et le bonheur
Et le bonheur
Poissons morts
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Allez donc dire aux moissonneuses
Poissons morts
Que la graisse de mitrailleuse
N'est pas la brillantine des dieux
N'est pas la brillantine des dieux
De Dieu
Poissons morts
Qui descendez cette rivière
Poissons morts
Allez donc dire à mon amour
Que je me perds en longs discours
Méchants discours...
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Noé
Paroles: Étienne Roda-Gil. Musique: Julien Clerc
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Ce soir c'est le Déluge,
Le dernier, le plus beau.
C'est la vraie fin du Monde
On a fait un bateau.
On a pris des vermines
Un peu malgré nous,
Il ne sauve rien,
Celui qui ne sauve pas tout...
Noé, Noé, Noé...
On a pris des lentilles,
On a pris des bijoux.
On aimait ce qui brille
La nuit et qui rend fou.
On a pris l'éléphant
Et ses deux dernières dents,
Dernier éléphant
Premier million de cure dents.
Noé, Noé, Noé...
Pourquoi t'es pas sur le bateau ?
Noé, Noé,
Pourquoi t'as troué la voile
Et le drapeau ?
On a pris les castors,
On a pris les oiseaux...
Et toutes les fourrures
Pour nous faire des manteaux.
On s'est dit: les poissons
Ils resteront dans l'eau.
Comment mettre une baleine
Tout au fond d'un bateau ?
Noé, Noé, Noé...
On a pris des gazelles
Et même des manchots,
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Un couple d'hirondelles
Des putois, des blaireaux.
Comme il faisait froid
Tout au fond du bateau,
On a pris des menteurs
Pour dire qu'il fait chaud...
Noé, Noé, Noé...
Pourqoi t'es pas sur le bateau ?
Noé, Noé,
Pourquoi t'as troué la voile
Et le drapeau ?
Comme on avait compris
Qu'on aurait pas de journaux,
On a pris des mannequins
Pas trop maigres et très beaux,
Des tonnes de maquillage
De dentelles, de maillots
Pour faire face à la plage
Quand il referait beau...
Noé, Noé, Noé...
On a pris des punaises
Pour les posters de Dieu,
Ces rêves de camionneur
Qui nous pincent le cur.
Ce soir, c'est le Déluge,
Le dernier, le plus beau.
C'est la vraie fin du Monde.
On a fait un bateau...
Noé, Noé, Noé...
Pourquoi t'es pas sur le bateau ?
Noé, Noé,
Pourquoi t'as troué la voile
Et le drapeau ?
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En nage indienne
Paroles: Etienne Daho. Musique: Gavin Skinner 2000 "Corps & Armes"
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Je prends mon élan, mon corps se détend
Et plane dans l'eau glacée
Parmi les algues multicolorées
A nouveau je viens te chercher
A contre courant des bancs de poissons
Des bas fonds, du chemin des noyés
Premier secours à personne en danger
N'aie pas peur, je viens te chercher
En nage indienne ou en brasse coulée
A la surface je vais te hisser
Oh, serre-moi fort, si ton corps se fait plus léger,
nous pourrons remonter {x2}
La route de perles fines et de corail
Hérissée d'embûches et d'écailles
Tu fais de moi le champion du plongeon
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Des sorcières des mers, des dragons
A bout de force je t'ai déposée
Essoufflée sur le sable séché
Toutes tes cellules pétillent comme des bulles
Peu à peu réoxygénées
En nage indienne ou en brasse coulée
S'en sortir indemne et te hisser
Oh, serre-moi fort, si ton corps se fait plus léger,
je pourrai nous sauver {x2}
En nage indienne ou en brasse coulée
S'en sortir indemne et te hisser
Oh, serre-moi fort, si ton corps se fait plus léger,
je pourrai nous sauver {x3}
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Une Rivière des Corbières
Musique : Jacques DATIN
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On l'appelle le Verdouble
La rivière qui déroule
Ses méandres sur les pierres
La rivière des hautes Corbières
Toi le pêcheur en eau trouble
Elle n'est pas faite pour toi
Le moindre poisson te double
Et te glisse entre les doigts
Mais si tu aimes la chanson
De son hameçon
Elle te servira comme un échanson
Les flots fous, les flots flous
De ses fraîches flammes
Il scintille le Verdouble
Mais le cours de son argent
Ni les dollars, ni les roubles
Ne te le paieront comptant
Pas la peine que tu te mouilles
A percer ses coffres-forts
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C'est dans l'il de ses grenouilles
Que sont ses pépites d'or
Mais tu seras riche à millions de ronds dans l'eau
Il suffit d'un plongeon d'une gente dame
Et si tu bois le bouillon, pars à vau-l'eau
Noyé dans un baiser, ce n'est pas un drame
Ô, ô mon eau, ma belle eau, ma bonne eau
Fais-moi flotter en haut de ta divine ronde
Ô ô ô, ô mon eau, radieuse radio
Passe-moi en canot stéréo sur tes ondes
Dans les gorges du Verdouble
Sur un lit de cailloux blancs
J'ai composé ces vers doubles
Que j'espère ressemblants
Si aux eaux de mon Verdouble
Tu préfères l'océan
C'est facile, tu les ouble
Tu les oublies simplement.
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Le petit pont de bois
Paroles et Musique: Yves Duteil
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Tu te souviens du pont
Qu'on traversait, naguère,
Pour passer la rivière,
Tout près de la maison,
Le petit pont de bois
Qui ne tenait plus guère
Que par un grand mystère
Et deux piquets tout droits,
Le petit pont de bois
Qui ne tenait plus guère
Que par un grand mystère
Et deux piquets tout droits.
Si tu reviens par là,
Tu verras la rivière
Et j'ai refait en pierre
Le petit pont de bois,
Puis je l'ai recouvert
De rondins de bois vert
Pour rendre à la rivière
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Son vieil air d'autrefois,
Puis je l'ai recouvert
De rondins de bois vert
Pour rendre à la rivière
Son vieil air d'autrefois.
Elle suit depuis ce temps
Son cours imaginaire
Car il ne pleut plus guère
Qu'une ou deux fois par an
Mais dans ce coin de terre,
Un petit pont bizarre
Enjambe un nénuphar
Au milieu des fougères,
Mais dans ce coin de terre
Un petit pont bizarre
Enjambe un nénuphar
Au milieu des fougères
Pour aller nulle part,
Et pourtant j'en suis fier...
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Châteaux de sable
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Châteaux de sable et châteaux en Espagne
Tous les temps morts, tous les crabes un jour vous rejoignent
Ceux qu'on construit avec les mains
Quand on est encore des gamins
Un défi aux flux des vagues
Comme le suicidé de Prague
Face à la mer, face au vent
Rendre le sable émouvant
Ça ne change rien mais c'est beau
Beau c'est déjà bien, même si c'est fini demain
On sait au moins ce qu'on vaut on construit des
Châteaux de sable, des châteaux en Espagne
Face aux temps morts, face aux crabes
Qui tiennent la campagne
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Ceux qu'on construit quand on est grands
Quand le vrai problème c'est l'argent
Les bâtir à en mourir
Comme dans les flots du Zaïre
Revoir la mer et le vent
Du bout du gaillard d'avant
Si on sait ce que ça vaut, en rêver, c'est déjà bien
Même si c'est pas pour demain
Ça change tout quand c'est beau on construit des
Châteaux de sable et châteaux en Espagne
Que les temps morts et les crabes
Jamais ne rejoignent
Si les temps morts et les crabes vous condamnent aux
Châteaux de sable et châteaux en Espagne
Ni les temps morts ni les crabes
Jamais ne vous gagnent
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Les naufragés volontaires
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Juste un peu
D'eau fraîche pour les amoureux
Deux sablés trempés dans du café
Et personne
Pas même le téléphone ne les arraisonne
Allongés
Sur un nuage en draps froissés
Solitaires à des années lunaires
Les voisins, la rue et le reste ont fondu
Au lointain
Y a rien à faire
Pour les naufragés volontaires
Chevauchant une vague impérieuse
Qui les berce
Et les mêne aux îles mystérieuses
Sans même un canot
Sans même un radeau
Sans quitter la terre
Voguent au loin les naufragés volontaires
Rien du tout
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Ils n'ont besoin de rien du tout
Ou peut-être à peine d'une fenêtre
Juste pour
Se dire qu'il fait déjà nuit
Déjà jour
Y a rien à faire
Pour les naufragés volontaires
Désirant se perdre en mer houleuse
Pour trouver
Le secret des îles mystérieuses
Sans même un canot
Sans même un radeau
Sans quitter la terre
Voguent au loin
Les naufragés volontaires
Sans même un canot
Sans même un radeau
Sans quitter la terre
Voguent au loin
Les naufragés volontaires
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Hugo, chanson du cyclone
Paroles et Musique: Thomas Fersen 1995
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Hugo a soulevé la robe de l'île,
Hugo a soulevé la robe de l'île,
Hugo a soufflé les bougies
Et le toit de mon logis.
Oh, mon amour, que reste-t-il?
Hugo a craché sur notre île.
Hugo a soulevé la robe de l'île,
Hugo a soulevé la robe de l'île,
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Et, d'un sale oeil, Hugo a vu
Combien, sur l'île, il avait plu.
Oh, mon amour, que reste-t-il?
Hugo a craché sur notre île.
Hugo a soufflé sur nos portes
Et tout pour lui fut feuille morte.
Oh, mon amour, que reste-t-il?
Hugo a craché sur notre île.
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Pont Mirabeau
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Pont Mirabeau,
Je ramasse un rameau.
Je le jette dans l'eau
Et je le regarde.
Je crache d'en haut,
Je crache dans l'eau
Et le fleuve m'emmène
Vers le Havre.
Un vieux corbeau
Pense tout haut
Que je devrais être à l'école.
Cela n'est pas faux,
Mais il fait beau
Et le tableau noir me désole.
Le tourniquet
Ne m'a pas vu passer.
Je ramasse un ticket,
Je file
Et, sur le quai,
Libre d'un vase cassé
Fuit un joli bouquet
De filles..
La solitude
Me fait marcher.
Elle a un humour impossible.
Elle fait trembler
Le petit archer.
À chaque fois, il rate sa cible.
Qu'on soit àgé
Ou bien jeune usager,
On regarde ses pieds,
Pensif.
Le ciel est bleu.
Le train remue sa queue.
On se bouscule un peu:
"Passy".
On saute la Seine.
C'est un ruisseau.
D'un coup de rame de métro,
Le pont Bir-Hakeim
Se reflète en ciseaux
Sur le fil de l'eau.
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Seules en terrasses,
Les feuilles mortes s'entassent
Sur quelques chaises
Oubliées
Et, sur les places,
Les fontaines Wallace
Attendent l'été,
Désoeuvrées.
Comment trouver
une chaussure à mon pied?
Je ramasse une gifle
Quand je siffle.
Je fais le beau,
Je tourne autour du pot
Et mes phrases tombent à l'eau,
Poncifs.
Comment trouver
une chaussure à mon pied?
Je vais chez le fripier,
Je m'habille.
Je suis élégant,
Qui dirait que ces gants
Sont de deuxième main
De fille?
Une inconnue
Semble perdue,
Elle cherche sa rue dans la mienne.
À première vue,
Elle m'avait plu mais
Elle entre dans les vespasiennes.
Dans mes foulées
Pèse le jour écoulé.
Ma vigueur, au couchant,
Décline
Avec le chant
D'un clochard affalé
Sur le banc de l'allée
Des cygnes.
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L'île
Paroles: Brice. Musique: Michel Fugain
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Ici le vent se déchire, la mer se brise et respire.
L'odeur des maquis des forêts.
Ici les montagnes sont fières.
N'ont laisse que quelques pierres.
A la vigne et aux oliviers.
Ici un homme se sent vivant.
Ici un homme se sent plus grand.
Ici un homme a le temps.
Ici le mots semblent différents.
Ici la vie se vit autrement,
se vit autrement sur ce radeau, sur ce bateau;
Cette île au milieu de l'eau.
C'est une île où il fait toujours bleu.
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C'est une île comme il en reste peu.
Ici les gens sont silence;
Et ne disent ce qu'ils pensent,
qu'a celui qui sait écouter.
ici vit un peuple libre,
sa terre est son équilibre;
Ici la mémoire est un trésor,
ici la paroles vaut de l'or,
ici on se parle encore
Ici loin des villes et loin du bruit,
ici je viendrai finir ma vie,
finir ma vie sur ce radeau sur ce bateau.
Cette île au milieu de l'eau.
C'est une île comme il en reste peu
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La noyée |
Tu t'en vas à la dérive
Sur la rivière du souvenir
Et moi, courant sur la rive,
Je te crie de revenir
Mais, lentement, tu t'éloignes
Et dans ma course éperdue,
Peu à peu, je te regagne
Un peu de terrain perdu.
De temps en temps, tu t'enfonces
Dans le liquide mouvant
Ou bien, frôlant quelques ronces,
Tu hésites et tu m'attends
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En te cachant la figure
Dans ta robe retroussée,
De peur que ne te défigurent
Et la honte et les regrets.
Tu n'es plus qu'une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l'eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s'arrête
Et l'océan de l'oubli,
Brisant nos curs et nos têtes,
A jamais, nous réunit.
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La saison des pluies
Paroles: Serge Gainsbourg. Musique: Elek Bacsik 1963 "Gainsbourg Confidentiel"© 1963 - Editions Tutti
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C'est la saison des pluies
La fin des amours
Ainsi sous la véranda je regarde pleurer
Cet enfant que j'ai tant aimée
C'est la saison des pluies
L'adieu des amants
Le ciel est de plomb il y a de l'humidité dans l'air
D'autres larmes en perspective
Le temps était de plus en plus lourd
Et le climat plus hostile
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Il fallait bien que vienne enfin
La saison maussade
C'est la saison des pluies
La fin des amours
J'ai quitté la véranda et me suis approché
De celle que j'ai tant aimée
C'est la saison des pluies
L'adieu des amants
Un autre viendra qui d'un baiser effacera
Le rimmel au coin de ses lèvres
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La pluie
Paroles et Musique: Jean-Jacques Goldman 2001 "Chansons pour les pieds"
© JRG - Columbia / Sony Music
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On voudrait savoir éviter
La pluie
Entre les gouttes se glisser
Deux, trois nuages et l'on
Court à l'abri
On n'aime pas trop se mouiller
On se dit qu'ailleurs
Sous d'autres latitudes
Le soleil est brûlant
Même en plein hiver
On rêve d'Orient,
De cap au sud
De sable et de mer
Et l'on attend sous des portes
Cochères
Ou transi sous un parapluie
On met des chapeaux, des gants,
Des impers
On se cache, on se rétrécit
Faudrait pas s'éloigner,
Rester dans son coin
Une averse et l'on risque
D'être surpris
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Pas de jolie vie,
De joli chemin
Si l'on craint la pluie
On prie le ciel
Et les grenouilles
Et l'hirondelle
Que le temps tourne
Comme tourne la chance
Dieu que tout baigne
Quand il y a du soleil
Mais voilà,
Le mauvais temps ça
Recommence
Mais
Dans les vies sèches
L'eau se venge aussi:
Y a des ouragans,
Des moussons,
Des déserts.
Autant apprendre
A marcher
Sous la pluie
Le visage
Offert
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Le calme plat
Paroles: Élisabeth Anaïs. Musique: Franck Langolff 2000 "Seul"
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J'ai bien encore l'âge
Pour tous les naufrages
Je m'embarque, toujours prêt
Pour n'importe quel voyage
Je peux faire des vagues et tout remuer
Ne pas nous laisser reposer en paix
Je rêve d'orages et de tourmentes
Je crève de rage et d'amours lentes
Je veux échapper au calme plat
Laisse-moi juste m'abîmer avec toi
Avec toi
J'vis de ressac
En déferlantes
J'aime même les lacs
Leur valses chiantes
Je n'aime que le va-et-vient
Et la lumière du matin
Qui se glisse sur ton corps échoué près du mien
Je rêve d'abysses et de lames de fond
Je crève le lisse des lignes d'horizon
Je veux échapper au calme plat
Laisse-moi juste m'abîmer avec toi
Avec toi
Chercher nos sables mouvants, émouvants
Avec toi
Des marées, le mouvement
Avec toi
Sentir l'ivresse
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De nos profondeurs
Se laisser couler
Ne plus remonter
Pour offrir aux corps-morts
Des ballets nautiques
Tout un remue-ménage aquatique
Et s'enfoncer encore, encore
Je rêve d'orages et de tourmentes
Je crève de rage et d'amours lentes
Je veux échapper au calme plat
Laisse-moi juste m'abîmer avec toi
Avec toi
Chercher nos sables mouvants, émouvants
Avec toi
Des marées, le mouvement
Avec toi
Je voudrais l'étrange caresse
Que prodigue la peur
Sentir l'ivresse
De nos profondeurs
Avec toi
Je voudrais l'étrange caresse
Que prodigue la peur
Sentir l'ivresse
De nos profondeurs
Avec toi
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La Neige
Musique : D. GOYONE
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Oh la neige! Regarde la neige qui tombe...
Cimetière enchanté fait de légères tombes
Elle tombe la neige, silencieusement
De toute sa blancheur d'un noir éblouissant
La neige...
Les yeux les mieux ouverts sont encore des paupières
Et Dieu pour le prouver fait pleuvoir sa lumière
Sa lumière glacée, ardente cependant
Cur de braise tendu dans une main d'argent
La neige...
Elle vient de si haut, la chaste damoiselle
Que sa forme voilée d'étoiles se constelle
Elle vient de si haut, cette sur des sapins
Cette bombe lactée que lancent les gamins
Elle vient de si haut, la liquide étincelle
Au sommet de la terre elle brille éternelle
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Brandissant son flambeau sur le pic et le roc
Comme la liberté dans le port de New York
La neige...
Meneuse de revue aux Folies-Stalingrad
Descendant l'escalier des degrés centigrades
Empanachée de plumes, négresse en négatif
Elle dansait un ballet angélique, explosif
Pour le soldat givré, agrippé à son arme
Oeuf de sang congelé dans un cristal de larmes
Elle danse la neige dans la nuit de Noël
Autour d'un tank brûlé qu'elle a pris pour chapelle
La neige
Tout de suite moisson, tout de suite hécatombe
Oh la neige! Regarde la neige qui tombe...
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L'île de Ré
Musique : D. GOYONE
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Dans l'île de Ré
Ma belle adorée
Je t'emmènerai
Bientôt
Au mois le plus tendre
Le mois de septembre
Où l'on peut s'étendre
Bien seuls
Regardant la plaque
Des flots et les flaques
Que les soirées laquent
D'argent
Regardant les teintes
Allumées, éteintes
D'une toile peinte
Par un génie clair
Dans l'île de Ré
Ma belle adorée
Je t'emmènerai
Tout beau
Remontant l'aorte
D'une route accorte
Nous irons aux Portes
Au bout
Mes parents y vivent
Tout près de la rive
Brodée de salives
Nacrées
Là, la fleur marine
Par les deux narines
Grise la poitrine
D'un encens sucré
Sur le tapis mousse
De la plage rousse
Soudain je te pousse
Alors
Voici le célèbre
Cliché de vertèbres
De bras et de lèvres
Roulant
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Sur le drap de sable
Que l'eau imbuvable
Lessive inlassable
Nettoie
Effaçant l'empreinte
Pourtant sacro-sainte
De la longue étreinte
De nos curs en croix
Quand la lune brule
L'îlot majuscule
Dont tintinnabulent
Les ports
Sur les pierres vieilles
Je nous appareille
De phrases vermeilles
Partons
Nous jetterons l'ancre
Dans le flacon d'encre
D'une nuit qu'échancre
Là-bas
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