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Qualité de l'eau du robinet
La qualité de l’eau potable
La qualité de l’eau qui coule au robinet est une préoccupation pour chaque usager que nous sommes. Cette eau est-elle exempte de microbes et autres bactéries susceptibles de provoquer une maladie ? Ne risque-t-elle pas de contenir ces pesticides dont on connaît mal les effets à long terme, mais dont on pense, à tort ou à raison, qu’ils représentent obligatoirement un risque pour notre santé ? Il s’agit là d’un sujet d’inquiétude largement partagé par l’ensemble des usagers. Cependant, il faut savoir que dans le Bassin Adour-Garonne ce problème concerne essentiellement les petites communes et implique des actions intervenant à deux niveaux : la protection des captages d’eau potable et la mise à niveau des unités de production et de distribution défectueuses.

Il existe en effet, sur le Bassin Adour-Garonne, un peu plus de 5 700 captages en eaux souterraines, qui représentent 62% des volumes d’eau prélevés pour l'alimentation en eau potable. La qualité de l’eau qui y est prélevée peut être altérée par des pollutions intervenant sur la zone même du captage ou à proximité de ces captages. Cette pollution peut, par exemple, résulter d’utilisations excessives d’engrais ou de pesticides dont les résidus s’infiltrent dans les champs situés aux abords d’un captage et polluent la nappe qui l’alimente. Mais cette pollution peut aussi intervenir à une distance de plusieurs centaines de mètres et provenir d’autres activités humaines, comme le stockage de déchets ou de produits dangereux par exemple.

Captage d'eau potable
Pour réduire ces risques de pollution, la loi de 1992 prévoit la mise en place de périmètres de protection des captages d’eau potable. Cette démarche consiste à neutraliser les abords immédiats d’un captage en posant le plus souvent une clôture de protection. Au-delà de ce périmètre immédiat, on définit ensuite un périmètre rapproché puis, dans certains cas, un périmètre éloigné sur lesquels certaines activités susceptibles d’entraîner des pollutions pourront être interdites. Environ 60% des captages existants, dont la majorité alimentent des communes de moins de 500 habitants ne sont pas encore protégés. Il reste donc encore beaucoup à faire pour aider ces communes qui, le plus souvent, disposent de peu de moyens, à mieux protéger leur ressource en eau potable. Mais il faut savoir aussi que la mise en place d’un périmètre de protection implique une procédure administrative assez longue (Déclaration d’utilité Publique), ainsi que parfois l’acquisition des terrains autour desquels est installé le captage. Ce qui n’est pas toujours simple à réaliser.

Le second volet de cette politique de qualité de l’eau potable vise à réduire d’autres risques de pollution. Elle concerne en effet les problèmes de contamination bactériologique, qui touchent principalement des petites communes, le plus souvent situées en zones de piémont et de montagne. Ces villages implantés au cœur d’un environnement préservé, loin des activités les plus polluantes, bénéficient d’une eau de qualité qui peut être distribuée sans traitement préalable.

Mais cette ressource est aussi particulièrement fragile. Car les installations de prise d’eau ne sont pas toujours bien protégées contre les risques de contamination bactériologique. Un oiseau qui vient mourir à proximité du point d’eau suffit par exemple à provoquer un développement ponctuel de germes pathogènes et à rendre momentanément cette eau impropre à la consommation. Pour se prémunir contre de tels risques, il est nécessaire de protéger l’installation contre tout risque d’intrusion et parfois aussi de l’équiper d’un simple dispositif de traitement au chlore.

Ce sont les communes, responsables de l’alimentation en eau potable, qui doivent engager les travaux nécessaires. Mais, du fait de leur petite taille, elles ne disposent pas toujours des moyens financiers pour le faire. Or il faut savoir que ces problèmes de risque momentané de contamination bactériologique concernent environ 3% de la population du Bassin, soit environ 100 000 personnes. On comprend donc que l’aide aux petites communes pour sécuriser l’alimentation en eau potable soit une priorité de la politique de l’eau en Adour-Garonne.