Accueil > Dossier Eau Potable > La situation en Adour-Garonne
Zones de montagne peu polluées
Fin 2005, le Bassin Adour-Garonne totalisait 6 108 captages d’eau potable pour la production d’eau potable, correspondant à 735 millions de m3 prélevés. Seuls 6% d’entre eux correspondent à des prises en eaux de surface (rivières, lacs, plans d’eau). En Adour-Garonne, l’essentiel de l’alimentation en eau potable provient donc de nappes souterraines.

Fin 2005, on comptait également 4 415 unités de distribution d’eau potable dont 50% livraient une eau sans aucun traitement préalable. Mais il s’agit en fait de petites unités, qui ne concernent que 3% de la population totale du Bassin. Le plus souvent installées en tête de bassin versant, dans des zones de montagne peu polluées, elles bénéficient d’une ressource de bonne qualité, mais néanmoins fragile.

Des études ont en effet montré que, malgré la qualité de l’eau brute, ces unités pouvaient livrer une eau qui, sur le plan bactériologique, pouvait ne pas être toujours conformes aux critères de potabilité. Il s’agit en fait de pollutions ponctuelles et très localisées, dues notamment à la présence de cadavres d’animaux. Ce phénomène résulte à la fois du manque de protection de ces unités et de l’absence de tout traitement préalable.

Zone de culture céréalière
Hormis ces phénomènes de contamination bactériologique, deux autres problèmes se posent pour l’alimentation en eau potable sur le Bassin : la pollution de la ressource en eau par les nitrates, ainsi que la présence de micropolluants provenant de l’utilisation des phytosanitaires. Ces problèmes se rencontrent essentiellement dans les zones de grandes cultures céréalières.

La protection de la ressource en eau pour la production d’eau potable fait partie des actions prioritaires de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne. Elle se traduit par 3 types d’action : mise en place de périmètres de protection des captages, renforcement de la protection des petites unités de production, mise en place de traitement au chlore dans les unités qui en sont dépourvues.