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aménagement des cours d'eau
L’aménagement des cours d’eau
Canalisation, construction de chenaux de dérivation, draguage, endiguement : de multiples aménagements ont été mis en œuvre sur les cours d’eau pour maîtriser les risques d’inondations, faciliter la navigation, constituer des réserves d’eau pour l’irrigation et même créer des bases de loisirs.

Mais ces aménagements ont le plus souvent été réalisés sans prendre en compte les conséquences qui pouvaient en résulter sur le long terme. Or ils peuvent modifier de façon durable le débit, la vitesse du courant, la forme des berges et entraîner ainsi de profonds déséquilibres des écosystèmes.

L’artificialisation des rives, avec la pose de parois en béton le long des berges, a ainsi pour effet d’accélérer la vitesse d’écoulement de l’eau. Elle fait aussi disparaître les niches écologiques qui se constituent normalement le long des berges, ainsi que toute la faune qui y trouvait refuge.

Construction de barrages
La construction de barrages
Création de réserves d’eau pour l’irrigation ou l’alimentation en eau potable et production d’électricité sont les deux principales raisons pour lesquelles des barrages sont construits. Leur premier impact concerne la faune piscicole. Les barrages représentent en effet des obstacles infranchissables pour les poissons migrateurs et provoquent ainsi la disparition progressive de ces espèces. Beaucoup sont désormais équipés de passe à poisson, mais tous ne le sont pas encore. Dans le Bassin Adour-Garonne, un important programme de restauration des axes migrateurs est en cours de réalisation.

Par ailleurs, tous les barrages de plus de 20 mètres de haut doivent être vidangés tous les 10 ans pour éviter l’accumulation des sédiments qui peut fragiliser les ouvrages. Cette pratique modifie totalement le régime du cours d’eau en aval du barrage et peut même détruire les frayères.

L’extraction de matériaux
Dans la deuxième moitié du 20ème siècle, le développement des constructions et des équipements a nécessité l’utilisation massive de sables et de graviers, qui ont été extraits du lit des rivières.

Cette activité, qui a été particulièrement intensive jusque dans les années 1980 a pour principale conséquence d’accélérer les phénomènes d’érosion et de provoquer un enfoncement du lit du cours d’eau, modifiant ainsi profondément son régime hydrologique.

Depuis l’arrêté ministériel du 22 septembre 1994, l’extraction des matériaux dans le lit mineur des cours d’eau est interdite.